Boadicée Editions - L'Encre Bleue

« Journal intime de l’au-delà », de Nicole Rottier, en vente dans la librairie « L’Encre bleue » de Pornic.

Le prochain et très désiré avènement du printemps invite Boadicée à partir à la rencontre des libraires.

Un dimanche après-midi de février, après avoir étanché notre soif d’air marin sur le port de la Noëveillard et comblé notre gourmandise toute bretonne de crêpes au caramel, nous avions été happés par la vitrine de « l’Encre bleue ». L’enseigne, à elle seule, suffit à bousculer quelques souvenirs endormis, visualiser des images d’Epinal, celles d’un temps révolu, d’écoliers sages, facétieux ou turbulents, vêtus de leur blouse de toile grise, immortalisés par l’œil espiègle du photographe Robert Doisneau.

Voyage dans les souvenirs …

Boadicée Editions - L'Encre BleueAh, cette image de l’encrier de porcelaine calé sur le coin du pupitre, empli d’une belle encre violette, la petite boîte rectangulaire où se blottissent sagement les porte-plumes ornés des légendaires « Sergent-major », le toucher du buvard sous le poignet ! L’époque des instituteurs qui enseignaient une écriture académique, faite de savants pleins et déliés, tracés avec une méticuleuse application et dans un respect quasi-religieux de la langue, sur les pages lignées des cahiers Héraclès. Et, pour les plus maladroits ou les plus distraits, la promesse d’un lavage de mains au savon de Marseille, dès le retour à la maison.

Rassurez-vous, nous ne sommes pas si vieux ! Nos aïeux ont bien connu cette époque. Nous, les sémillants quinquas, nous avons surtout eu le privilège de vivre l’avènement du révolutionnaire stylo-bille, le fameux BIC. Adieu donc les indélébiles taches au bout des doigts et vive les capuchons de couleur, les petits tubes jaunes ou cristal, mordillés à leur extrémité par les plus anxieux ou les plus affamés d’entre nous, reconnaissables dans la cour de récréation à l’originalité de la couleur de leur langue.

Puis vint le symbole ultime de la modernité : le mythique « quatre couleurs ». Ce fabuleux outil que l’on serrait avec fierté dans la paume de la main et hop, d’un simple mouvement vertical du pouce, dans une totale aisance, nous changions de couleur sans changer de support. Magique ! C’était la Rollex des culottes courtes, le porte-bonheur des lycéens, l’objet de convoitise des adultes.

Produit de haute technologie donc, et bien plus encore. En avance sur son temps, Monsieur le Baron prônait avant l’heure, la diversité et le vivre-ensemble en rassemblant le Bleu, le Noir, le Rouge et le Vert, dans la communauté de la trousse scolaire, jusqu’à les unir au sein d’un même corps. Il s’inspirait d’un autre illustre baron et lançait les Olympiades du stylo !

Posons là notre ballot de souvenirs, un brin nostalgiques, et reprenons notre marche.

Nous étions donc, en ce jour frileux mais néanmoins ensoleillé de février, sur le seuil de la librairie « l’Encre bleue ». En le franchissant, nous avions pleinement conscience de convertir notre promenade dominicale en balade littéraire, cédant ainsi à un réflexe de nature pavlovienne. Les livres, comme l’eau, l’air, le soleil, … les galettes et le cidre fermier,… sont les nourritures essentielles à la vie. Qu’on se le dise !

C’est toujours ainsi quand on ouvre la porte d’une librairie. On y pénètre comme dans une église. On marche doucement, on parle bas, on veille à ne rien perturber, on économise gestes et paroles. Nos yeux courent sur le patchwork des couvertures et attendent d’être saisis par une couleur, un titre, un thème, un nom, un mot.

La librairie de notre hôte n’échappe pas à la règle. Nous poursuivons notre lent déplacement dans les courtes allées, le long des rayonnages, en mouvement circulaire autour des plateaux entièrement recouverts de livres. La main accompagne le regard, nous saisissons un premier livre, puis un deuxième, les doigts effleurent le glacé ou le velouté de la couverture, ressentent la douceur du papier, notre odorat, sollicité malgré lui, respire les odeurs de l’imprimerie. Contact sensuel s’il en est ! Pour nous conduire, dans le plaisir, vers la découverte, la culture, l’évasion, la connaissance.

Nous optons pour la dernière œuvre du bouillonnant Jean Teulé (« Entrez dans la danse ») et faisons plus ample connaissance avec le maître des lieux. Yann Laigle est installé depuis deux ans sur Pornic. Sa vocation, il l’a découverte à travers une première expérience au sein d’une très ancienne librairie du Quartier latin, alors qu’il n’était qu’un étudiant à la recherche d’un emploi pour arrondir ses fins de mois.

Guidé par une vraie curiosité intellectuelle, il est ouvert à tous les domaines, afin de répondre aux attentes du plus grand nombre. Désireux de transmettre aux plus jeunes le goût de la lecture, il a aménagé un bel espace dédié aux livres jeunesse, une caverne d’Ali Baba débordante de trésors, d’images précieuses et de scintillantes histoires, à accrocher à leur imaginaire. Avertissement en forme d’invitation : vous y attarder, c’est, à coup sûr, réveiller l’âme d’enfant qui sommeille en vous.

De retour …

Un mois plus tard, le vent est toujours aussi frisquet !

Cette fois, c’est en qualité d’éditeur que nous retrouvons Mr Laigle. Et c’est avec un réel plaisir que nous lui présentons notre première parution : « Journal intime de l’au-delà – Tome 1 – La pyramide de la Connaissance ».

Nous faisons confiance à Mr Laigle, ainsi qu’aux prochains professionnels que nous avons prévu de rencontrer, afin que la parole singulière de Nicole Rottier puisse s’épanouir dans les temples immortels du livre, les librairies.

A bientôt, sur les routes de Boadicée…

Le livre de Nicole Rottier est en vente à la librairie « L’Encre bleue » – 13 bis rue du Maréchal Foch 44210 Pornic – Site : librairie-lencrebleue.fr

 

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